Week-end d'entraînement au Mont Ventoux


28 février au 2 mars 2004

Pour couper l'entraînement à ski et histoire de pas perdre l'équilibre sur un vélo, nous sommes partis quatre jours dans le sud avec comme objectifs de trouver du chaud, de faire de l'entraînement de base et d'intégrer Ariane dans les habitudes et les péripéties du team.

Mais au départ, la météo annonçait encore beaucoup de froid et de vent (heureusement d'ailleurs qu'on est pas descendu en Sicile ni partis en Bretagne car il y avait, paraît-il, des conditions hivernales pas vues depuis cinquante ans). Au moins on était prévenu et on a pu prendre les habits nécessaires pour affronter le froid.

Nous arrivons donc samedi en début d'après-midi à Suze La Rousse, dans le département de la Drôme. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il fait encore pas vraiment chaud et qu'il y a du vent (du mistral même). On enfourche les vélos (de route) pour un joli petit tour de 2h30 et après être frigorifié jusque derrière les oreilles (malgré la cagoule) on retourne au bus. Bon c'était pas très long mais c'était quand même une des premières sortie de la saison et il fallait bien habituer certaines parties du corps.

En soirée, on trouve un logis Chambres et tables d'Hôtes à la deuxième tentative. C'est pas vraiment la saison mais nous sommes accueillis très chaleureusement par Catalina et Jean-Pierre qui fêtent l'arrivée d'une petite fille.

Le deuxième jour ne se présente pas moins ventu. Faut dire qu'on est juste au pied du fameux Mont Ventoux, ce qui expliquerait déjà pas mal de choses. Au moins le paysage est magnifique et finalement dans les gorges de la Nesque, aussi jolies que sauvages, on est un peu à l'abri. Mais on fini quand même notre virée bien frigorifié (un peu comme hier) et émerveillé par l'atmosphère typique des paysages du sud (cyprès, amandier, magnifique champ de lavande.) malgré le froid et le mistral. C'est pas vraiment ce qu'on s'était imaginé en venant ici mais l'omelette de notre charmante hôtesse nous remet vite d'attaque pour. la sieste.

Le troisième jour on décide de s'attaquer partiellement au Mont Ventoux (1909 m) car la route du sommet n'est pas encore déneigée et qu'il faut pas faire trop de déni en début de saison, paraît-il . L'ascension se fait jusqu'au chalet Reynard avant une longue redescente glaciale. Notre liquide préféré gèle dans nos gourdes et sagement on décide d'aller se réchauffer dans un petit bistrot à Sault.

On contourne la montagne pour finir notre tour en se disant que la prochaine fois il faudra absolument se taper le sommet et qu'il fera certainement plus chaud !

Sans omelette cette fois, on prend nos baudriers pour aller faire un entraînement de rappel à l'entrée des gorges de la Nesque. Au soleil et un peu à l'abri c'est la première fois qu'on a pas froid. Sympa non ?

Sur le chemin du retour on passe visiter une exposition de paysan nougâtier et déguster de l'excellent Nougat artisanal.

Et le dernier jour on décide de faire notre dernier tour dans les gorges de l'Ardèche. De nouveau, les paysages magnifiques du site nous font oublier les douleurs habituelles du vélo. Les 20 derniers kils se font en 30 minutes, histoire de rester sur une bonne impression.

On rentre en fin de journée avec le sentiment du devoir accompli et avec plein de nouvelles convictions :

•  Même avec le mistral et les gourdes qui gèlent, les kilomètres dans le Vaucluse passent très bien

•  Le gite « les Conils » de Catalina et Jean-Pierre est un endroit très chaleureux et à recommander

•  C'était pas le meilleurs plan pour soigner une crève et une toux

•  Ariane se sent aussi à l'aise sur un vélo que couchée au fond du bus (deux conditions pour faire du raid)

•  Alain est déjà en pleine forme pour la Patrouille des Glaciers

•  Et qu'on a déjà 400 bornes et 6000 m de dénivelé d'entraînement de plus à vélo que l'année dernière.